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Bienvenue / De l’abbaye à aujourd’hui

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L’abbaye Saint-Antoine des Champs

Avant la Révolution, le 12ème arrondissement appartient à la paroisse Saint-Paul puis à Sainte-Marguerite. Mais deux établissements possédaient le privilège d’exercer la cure d’âme sur leurs familiers : l’abbaye de moniales cisterciennes de Saint-Antoine des Champs, fondée au début du XIIIème siècle et l’hospice des Quinze-Vingts, fondation de saint Louis pour héberger 300 aveugles, transférée en 1780 dans la caserne désaffectée des mousquetaires noirs, œuvre de Robert de Cotte. Ce nom de quinze-vingts correspond au nombre de lits (15 fois 20 lits = 300) voulu par St Louis pour accueillir 300 aveugles (aujourd’hui, cet hôpital est le Centre hospitalier national des Quinze-Vingts).

L’abbaye fut supprimée en 1790 et le monastère affecté à l’hôpital Saint-Antoine en 1795. La nouvelle paroisse Saint-Antoine des Quinze-Vingts, créée le 4 février 1791, reçoit comme lieu de culte l’abbatiale, mais la vente de l’abbaye comme bien national en 1798 et la démolition de l’abbatiale laissent la paroisse sans lieu de culte.

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Chapelle des Quinze-Vingts

Le Concordat de 1802, qui place le culte sous l’autorité de l’Etat, attribue provisoirement à la paroisse la chapelle de l’hospice des Quinze-Vingts, qui a l’honneur de recevoir le pape Pie VII, le 18 février 1805. Lorsque cette maison d’accueil des aveugles, réorganisée par Bonaparte en 1800, deviendra hôpital ophtalmologique (1873-1880), elle conservera cette fonction ancienne d’accueil.

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Visite de Pie VII
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Insurrection au Faubourg Saint Antoine
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Mgr Affre sur les barricades (juin 1848)

La chapelle de l’hospice a simultanément servi d’église paroissiale un siècle durant, jusqu’à la construction de l’église qui fut achevée en 1903 et consacrée le 11 novembre 1909. Dans ce quartier pauvre et réputé insurrectionnel au XIXème siècle, parmi les événements révolutionnaires qui ont agité le Faubourg Saint-Antoine, notons les émeutes de juin 1848. Alors que la troupe et les révoltés s’affrontent sur les barricades, l’Archevêque de Paris, Monseigneur Denys Affre, tente une conciliation. Il est abattu à l’entrée de la rue du Faubourg Saint-Antoine et transporté chez le curé aux Quinze-Vingts, il meurt deux jours après. Le revers de son étole et un fragment de l’enveloppe de son matelas, tachés de sang sont toujours conservés dans notre église.



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