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Vie de la paroisse / Feuille d’Informations Paroissiales

825 - du 1er juillet au 31 août 2018

Hymne à la joie !


La joie est prière, force et amour.
Dieu aime celui qui donne avec joie.
La meilleure manière de montrer
notre gratitude envers Dieu et les gens
c’est d’accepter tout avec joie.

Être heureux avec lui,
maintenant, cela veut dire :
aimer comme il aime,
aider comme il aide,
donner comme il donne,
servir comme il sert,
sauver comme il sauve,
être avec lui 24 heures par jour,
le toucher avec son déguisement de misère dans les pauvres
et dans ceux qui souffrent.

Un cœur joyeux est le résultat normal d’un cœur brûlant d’amour.
C’est le don de l’Esprit, une participation à la joie de Jésus vivant dans l’âme.

Gardons dans nos cœurs la joie de l’amour de Dieu
et partageons cette joie de nous aimer les uns les autres
comme Il aime chacun de nous.

Que Dieu nous bénisse. Amen.

Sainte Mère Teresa


825 - du 23 juin au 1er juillet 2018

Pour vous, je suis prêtre

En cette fin du mois de juin, comme la plupart des prêtres, je fête mon anniversaire d’ordination. Le hasard du calendrier fait que je me retrouve ce weekend dans la configuration de l’année 2007 où j’ai été ordonné prêtre le samedi 23 juin au matin et j’ai présidé ma première eucharistie dominicale le lendemain, dimanche 24 juin, en la solennité de la Nativité de saint Jean Baptiste. Je plongeais alors dans la nouveauté de mon état sacerdotal et m’apprêtai à rejoindre ma première paroisse.

Onze ans plus tard, me voici sur le point de quitter la paroisse Saint-Antoine des Quinze-Vingts et de rejoindre Bordeaux pour un nouveau ministère. Configuration semblable mais bien différente car j’ai appris, au cours de mes années de sacerdoce, ce que c’est qu’être prêtre, éclairé par la figure de saint Jean Baptiste, le précurseur. Désigner Jésus Christ sans relâche : « Voici l’Agneau de Dieu » ; se réjouir, comme ami de l’Époux, à la voix de l’Époux ; chercher toujours à diminuer pour que lui, Jésus, grandisse.

C’est une grande action de grâce que je veux adresser au Seigneur en cet anniversaire mais ce merci à Dieu vous est aussi destiné, fidèles laïcs du Christ. Car s’il y a des prêtres, c’est parce qu’il y a un peuple des baptisés, rassemblé et conduit par le Christ Jésus. C’est dans votre accueil, par nos rencontres et notre travail en commun, par votre foi, votre espérance et votre charité, que j’ai appris et que j’apprends encore à être prêtre, disciple et témoin du Christ, instrument de sa miséricorde et de sa grâce, missionnaire de son amour. Je pars mais nous restons membres d’un même Corps.

Au revoir, et bienvenue au Père Camille Millour !

+ Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

826 - du 16 juin au 24 juin 2018

Petit pour devenir grand

Quel contraste entre le Règne de Dieu et le règne de « l’air ambiant » du monde ! Contrairement au premier, ce dernier doit être grand et splendide, le plus vite et le plus longtemps possible.

Nous sommes chacun un petit maillon de la grande chaîne humaine, une graine de moutarde dont nous parle Jésus dans l’Évangile de ce dimanche. Cette graine que porte notre vie, peut paraître insignifiante face à l’immensité de notre monde : 7 Milliards d’humains !

Les fruits que portent nos paroles, attitudes et actes nous restent la plupart du temps invisibles. Mais nous croyons qu’ils sont autant de semences de Dieu dans le quotidien et la simplicité de nos vies (sans fanfaronner), faisant de nous des semeurs de l’Amour dans l’humilité. Ce que nous faisons est petit aux yeux du monde, mais grand au regard de notre Seigneur et Père éternel qui attend cela de nous.

Notre vie est comme une semence.

En fait nous sommes appelés à devenir comme la graine de moutarde, bien semée dans la terre de notre monde. Comme elle, nous grandirons, et deviendrons ce que Dieu est : "plus grand que tout", par notre petitesse, celle même du Seigneur, qui s’est fait petit et discret au milieu de nous.

+ Francisco PETITE.


827 - du 9 juin au 17 juin 2018

Voici maintenant le salut de notre Dieu

Dans l’évangile de ce dimanche (Marc 3,20-35), la famille de Jésus s’inquiète pour sa santé. Elle ne comprend pas. Elle cherche à le saisir. Elle craint qu’Il ait perdu le sens. Elle n’est pas loin de penser comme les scribes qu’Il est possédé d’un esprit impur.

Jésus saisi l’occasion pour révéler que désormais sa vraie famille, sa parenté est spirituelle. Être de la famille de Jésus, c’est faire la volonté du Père, c’est-à-dire rallier son combat, car le combat qu’Il mène ne l’oppose pas aux hommes, mais à Satan lui-même. Jésus, dans cet épisode, le cite à plusieurs reprises. À l’évidence, il ne s’agit pas pour lui d’une idée (l’idée du mal, par exemple) mais de la réalité du mal lui-même. Chaque jour, Il nous commande de demander au Père : Délivre-nous du Mal. Sa réalité est aussi certaine que la réalité de l’Esprit Saint. Nier la réalité de l’un, c’est nier la réalité de l’autre. Douter de la réalité de ce mal qui s’oppose de toutes ses forces à la venue du règne car il craint la fin de son propre règne conduit à douter de la venue de l’Esprit Saint et de sa puissance face à ce mal. Et c’est cela « blasphémer contre l’Esprit Saint ». Ce péché n’est pas pardonné. Il est éternel car il met en cause l’intervention même du Christ qui, par l’Esprit Saint, veut sauver le monde.

Comme la famille de Jésus, nous sommes des réalistes, nous pensons spontanément que ce message est fou. Nous acceptons volontiers le message d’amour universel des Béatitudes, mais nous doutons de la réalité du combat qui oppose l’Esprit de Dieu à l’esprit du Mal (Ap 12,7). Or nous sommes au cœur de ce combat. Il faut choisir son camp. Notre adversaire rôde et veut nous saisir (1P 5,8). Les martyrs l’ont bien compris. Leur mort, comme celle de Jésus, dans ce combat annonce la victoire finale de l’Esprit (Ap 12,11-12).

Père François SCHEFFER +

Feuille d’informations paroissiales

828 - du 2 juin au 10 juin 2018

La grâce de la première fois

Ce week-end, ce sont 60 enfants de l’Ensemble scolaire Saint Pierre Fourier et du catéchisme paroissial qui reçoivent le sacrement de l’eucharistie pour la première fois. Pour eux, la communion a quelque chose d’unique, de neuf, propre aux premières fois. Cette communion en appellera bien d’autres, je l’espère, dimanche après dimanche : Dieu veut se donner à eux comme le pain de la route, Jésus ressuscité veut les accompagner dans leur chemin de vie.

Par leur première communion accueillie avec sérieux et recueillement, ces enfants nous rappellent que nous aussi avons fait notre première communion, il y a parfois de nombreuses années. Ils nous interpellent sur ce geste à la fois banal et extra-ordinaire :
Qu’avez-vous fait de votre première communion ?
Le dynamisme de l’eucharistie habite-t-il toujours votre vie ?
L’eucharistie reçue dimanche après dimanche transforme-t-elle votre façon de vivre et d’aimer ?
Êtes-vous prêts à donner votre vie par amour, à l’exemple de Jésus ?
Croyez-vous que l’amour de Jésus est vainqueur de la mort et que vous êtes déjà ressuscités avec le Christ, vous qui avez part à son Corps et à sa vie ?

En cette fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Seigneur et grâce à ces enfants qui communient pour la première fois, secouons ce qu’il peut y avoir d’habitude dans notre façon de recevoir l’eucharistie, ne soyons pas blasés ou désabusés : par sa vie livrée, le Seigneur fait toutes choses nouvelles dans l’existence de ceux qui le reçoivent avec foi et amour et il attend notre engagement sans retour dans son Alliance.

Père Christophe de Lussy

Feuille d’informations paroissiales

829 - du 26 mai au 3 juin 2018

Team building

Ce lundi, l’équipe des prêtres et diacres de la paroisse sera de sortie. Nous irons passer la journée à Chantilly.

Nous essayons régulièrement de prendre du temps ensemble afin de faire grandir nos relations fraternelles. Dans le monde de l’entreprise, on appelle ça du « team building ». Il est vrai que pour travailler ensemble, il est bon d’avoir les meilleures relations possibles. Mais il y a également un autre enjeu, plus important encore : c’est le témoignage que nous rendons. « Ce qui montrera à tous les hommes que vous êtes mes disciples, c’est l’amour que vous aurez les uns pour les autres » (Jn 13,35). Au début du christianisme, Tertullien entendait s’exclamer les païens « Voyez comme ils s’aiment ! » en voyant la manière de vivre des chrétiens.

Lorsque les ministres d’une même paroisse ne s’entendent pas, c’est un contre-témoignage désastreux qui est donné. Nous avons une vraie responsabilité dans l’image que nous donnons par nos relations. Pour un curé, pour moi, c’est la première priorité : faire l’unité de l’équipe des prêtres et diacres. Essayer tant que faire se peut que se tissent des liens de respect, d’amitié, voire d’affection. Je rends grâce à Dieu pour la belle équipe que nous formons.

Dieu est amour, relation entre les trois personnes divines. Nous sommes à l’image de Dieu, faits pour aimer. Cette fête de la Sainte Trinité nous rappelle qu’il faut nous aimer les uns les autres, en particulier dans notre communauté paroissiale. La sortie que nous avons faite à Fontainebleau il y a quelques semaines a contribué à resserrer les liens qui nous unissent.

Recherchons toujours l’unité. Aimons-nous les uns les autres comme Dieu aime.

+ François Lainé


830 - du 19 mai au 27 mai 2018

La Pentecôte : l’énergie de Dieu

Recevez l’Esprit-Saint ! (Jn20,21).

C’est par le souffle de l’Esprit-Saint donné par Dieu à travers son Fils Jésus Ressuscité, que s’opère le désir de Dieu en l’homme. Désir pour Dieu de donner à celui-ci l’immense bonheur d’être connu de Lui, et aimé par lui, en réponse à tout ce qu’il lui a donné.
Et que l’homme, sa créature, découvre enfin le bonheur de vivre en sa présence.

C’est justement ce que comprirent les apôtres et les disciples le jour de la Pentecôte, et qui partirent heureux, avec au cœur, ce désir de transmettre la vie de Dieu qui veut se révéler à tous, et ce jusqu’aux confins de la terre.
Dieu a choisi de se révéler par sa parole à ceux qu’il s’est choisi, et qui ont ouvert leurs cœurs à sa présence : les baptisés, c’est à dire nous tous : toi, moi.

Baptisés, c’est à dire disciples pour l’aujourd’hui de la vie du monde.

Et l’Esprit Saint me fait mesurer, l’importance de ma mission de disciple, d’annoncer le Christ Jésus, mort et ressuscité.

Lui qui " m’a fait passer des ténèbres à son admirable lumière" (1P2,9), par sa mort et sa glorieuse résurrection, et par son Esprit-Saint qui m’a été offert, mon plus grand bonheur, et celui du monde entier.

+ Francisco Petite

Feuille d’informations paroissiales

831 - du 12 mai au 20 mai 2018

La prière de Jésus

Avant de quitter ce monde et de retourner au Père où Il siège désormais dans la gloire jusqu’à ce que les temps soient accomplis, Jésus dans sa prière inaugure manifestement une ère nouvelle. L’histoire des hommes ne sera plus la même après son départ. Son ascension est le signal de ces temps différents.

Jusque-là en effet, l’humanité vivait tant bien que mal, cherchant Dieu et son destin tout à la fois. Tant qu’Il a été sur terre, Jésus, parole créatrice du Père, assurait au monde sa présence bénéfique (ses miracles en témoignent). Maintenant Il laisse ses disciples, ceux d’alors et ceux de maintenant, dans une situation qu’Il sait difficile. Il faut qu’ils restent en ce monde, jusqu’à ce qu’Il revienne.
Ils ont un rude combat à mener. En eux-mêmes d’abord, contre le doute et contre la peur. Mais plus encore contre le Mauvais, dont il faut chaque jour demander d’être délivré : délivre-nous du mal. Car ses disciples ne sont ni du Mauvais, ni vraiment de ce monde, pas plus que lui, Jésus n’était vraiment de ce monde tout en étant vraiment homme.

Voilà cette ère nouvelle et qui au cours des siècles n’a rien perdu de sa nouveauté : une poignée d’hommes consacrés dans la vérité, envoyés comme des agneaux au milieu des loups en mission auprès de leurs semblables, voués à l’ironie, parfois à la haine. Et qui portent dans leurs mains le salut du monde. Il fallait vraiment que Jésus priât pour eux.

Père François Scheffer 


833 - du 21 avril au 6 mai 2018

La vocation pour tous

Ce week-end, c’est la Journée mondiale de prière pour les vocations. A cette occasion, le Pape François a écrit un message pour nous faire réfléchir sur notre vocation à chacun. Le mot vocation veut dire appel, et pour entendre cet appel, il faut d’abord se mettre en disposition d’écoute : « L’appel du Seigneur – il faut le dire tout de suite – n’a pas l’évidence de l’une des nombreuses choses que nous pouvons sentir, voir ou toucher dans notre expérience quotidienne. Dieu vient de manière silencieuse et discrète, sans s’imposer à notre liberté. Aussi, on peut comprendre que sa voix reste étouffée par les nombreuses préoccupations et sollicitations qui occupent notre esprit et notre cœur.

Il convient alors de se préparer à une écoute profonde de sa Parole et de la vie, à prêter aussi attention aux détails de notre quotidien, à apprendre à lire les évènements avec les yeux de la foi, et à se maintenir ouverts aux surprises de l’Esprit.
Nous ne pourrons pas découvrir l’appel spécial et personnel que Dieu a pensé pour nous, si nous restons fermés sur nous-mêmes, dans nos habitudes et dans l’apathie de celui qui passe sa propre vie dans le cercle restreint de son moi, perdant l’opportunité de rêver en grand et de devenir protagoniste de cette histoire unique et originale que Dieu veut écrire avec nous. » Sommes-nous vraiment persuadés que le Seigneur nous appelle chacun personnellement ? La vocation n’est pas réservée aux prêtres, religieux ou consacrés : « La vocation est aujourd’hui ! La mission chrétienne est pour le présent ! Et chacun de nous est appelé – à la vie laïque dans le mariage, à la vie sacerdotale dans le ministère ordonné, ou à la vie de consécration spéciale – pour devenir témoin du Seigneur, ici et maintenant. »

Prions donc pour que chacun se sente appelé par le Seigneur et que ceux qu’il appelle au sacerdoce répondent avec joie et générosité. Prions particulièrement pour les 23 jeunes de la Maison Saint-Augustin qui sont en retraite pour 30 jours afin de mieux discerner quel est leur appel.

+ François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

834 - du 14 avril au 29 avril 2018

L’intelligence véritable

Avant même d’envoyer à ses apôtres l’Esprit Saint que le Père a promis, Jésus s’attache à leur ouvrir l’esprit à l’intelligence des Écritures. Le soir du premier jour de la semaine, Jésus ressuscité cherche moins à rassurer psychologiquement ses apôtres doublement choqués : d’abord de l’avoir vu saisi, condamné et mis à mort, et ensuite de le voir à nouveau, méconnaissable tant Il est transformé par la gloire du Père. Leurs racines, ce sont les Écritures : la Loi de Moïse, les Prophètes, et les Psaumes.
Les apôtres ne sont pas appelés à être les témoins d’un évènement inattendu, imprévisible et qui forcerait par sa nouveauté les incrédules à croire. Ils doivent comprendre d’abord, expliquer ensuite que tout était préparé, de longue date, par le Père.
Jésus est venu accomplir, c’est-à-dire porter à sa perfection, ce que le Père, dans sa miséricorde infinie, avait décidé de toute éternité : faire de nous des enfants adoptifs. Les Écritures bibliques contiennent tout cela. Les apôtres ont du mal à le voir. Nous plus encore.
Car seul Jésus donne sens aux Écritures. Partout, elles parlent de lui, sans en avoir l’air, tout en parlant d’autre chose. Lire les Écritures, prier les psaumes, c’est entrer dans le plan de Dieu, c’est se préparer à recevoir le Christ, c’est le comprendre en profondeur. Méditer les Écritures, c’est ouvrir son cœur à la contemplation de la Parole, de cette Parole qui a pris chair en la Vierge Marie et que les apôtres ont touché en sa chair glorieuse.
En ce temps de Pâques, Jésus nous exhorte, non pas à être de savants biblistes, mais à avoir l’intelligence des Écritures. Il nous donne une nourriture dont on ne se rassasie pas. Il nous montre un chemin sur lequel on ne se perd pas.
Père François Scheffer +


835 - du 7 avril au 15 avril 2018

Alléluia ! A la Vie !

"Le Christ est Ressuscité, il est vraiment Ressuscité" !

Nous avons désormais la réponse à cette question que nous pourrions nous poser : où donc est notre joie si ce n’est de savoir que par notre baptême et notre foi, dans le Christ mort et ressuscité, nous avons la vie éternelle en Dieu ?

Quel bonheur pour nous chrétiens de méditer de nouveau ce cadeau que Dieu fait pour notre vie : se savoir sauvés, par la mort et la résurrection du Christ-Jésus.
Cet événement du plan du salut de Dieu nous laissera toujours bouche bée, devant ce don sans égal que Jésus notre sauveur nous offre, pour nous réconcilier pour toujours avec le Père.
Oui, le Fils de Dieu s’offre au Père, tout en s’offrant à chacun d’entre nous.
Nous n’en n’aurons jamais fait le tour, ni fini de scruter l’immense et infini amour que Dieu notre Père a pour chacun et chacune d’entre nous, et ce, de manière individuelle "tu as du prix à mes yeux et je t’aime" (Is 43,4).
En fait, Dieu m’a créé pour la vie éternelle, la vie avec lui.
Si donc par ma vie et par ma foi, je m’associe, et adhère à son projet pour moi, et que je m’unis à ce qu’il est, je deviens vraiment ce qu’il est : Vie éternelle.
Je deviens immortel. Ma vie en est transformée, et transfigurée pour le monde. Là, je comprends ce qui est le véritable bonheur pour toute mon existence. 
J’en suis pleinement heureux. Et je peux chanter de tout mon être : "Voici le jour que fit le Seigneur, qu’il soit pour nous jour de fête et de joie". Alléluia (Ps 117).   
                            
+ Francisco PETITE.


836 - du 31 mars au 8 avril 2018

Mourir pour vivre

L’eau qui a coulé sur le front des baptisés en cette nuit de Pâques symbolise à la fois la purification de leurs péchés, la vie de Dieu qui leur est donnée en abondance, mais aussi la mort. Dans l’Ancien Testament, le texte du déluge ainsi que le passage de la Mer rouge font apparaître que l’eau provoque la mort de ceux qui en sont submergés. Si c’est sur le front des baptisés qu’est versée l’eau baptismale, c’est pour signifier qu’ils sont tout entiers « plongés » (c’est la signification du mot grec baptizein) dans l’eau. Ils meurent alors à leur péché, à leur vie loin de Dieu pour entrer dans une vie nouvelle. « Nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c’est dans sa mort que nous avons été baptisés. Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts. » (Rom 6,3-4)
Cette mort-résurrection symbolisée par le baptême n’est pas seulement le commencement de la vie chrétienne mais son contenu. C’est chaque jour que nous mourons pour vivre. Car vivre, c’est aimer : « Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons nos frères. Celui qui n’aime pas demeure dans la mort. » (1Jn 3,14) Chaque jour de notre vie de chrétien est une lutte pour aimer, et même aimer ses ennemis. Or, aimer, c’est donner sa vie. Comme le Christ, « nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères » (1Jn 3,16).
Ce que le Colonel Beltrame a fait cette semaine de manière si édifiante, nous devons le faire chaque jour en mourant à nous-mêmes, en nous détachant de notre propre vie. La mort est notre compagne de chaque jour et c’est pourquoi nous méditons si souvent devant le Christ en croix. « Si nous mourons avec lui, avec lui nous vivrons » (2Tim 2,11).
Avec les nouveaux baptisés, entrons donc dans la vie, une vie nouvelle.

François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

841 - du 17 février au 4 mars 2018

Les temps sont accomplis

Dans la langue française actuelle, le mot « accompli » signifie le plus souvent « terminé » : « J’ai accompli ma mission ». Mais dans l’expression de l’Évangile de ce dimanche : « les temps sont accomplis », il faut plutôt le prendre dans le sens qui le rapprocherait du mot « accomplissement ». ’accomplissement d’une vie, c’est le déploiement complet des capacités d’une personne. Est accompli ce qui est totalement exploré. Lorsque Jésus dit sur la croix « tout est accompli », il signifie par là que les Écritures ont trouvé en lui leur complète réalisation.

Ainsi, dire que les temps sont accomplis, c’est affirmer que Jésus emplit la totalité du temps par sa présence. Toute chose trouve sa signification en lui.
Pour comprendre cela, il nous faut sortir d’une conception étroite du temps. Nous voyons le temps comme une succession d’instants, alors que c’est un espace à remplir.

La vie moderne ressemble parfois à une suite d’expériences, de sensations. On essaie quelque chose, puis autre chose, que ce soit dans le domaine affectif, relationnel, professionnel, sportif ou du divertissement. Les choses sont sans suite et sans lien.
Le Christ, lui, nous inscrit dans l’accomplissement de notre existence. Le temps nous y conduit. Nous ne vivons pas une succession de choses. A travers ce que nous vivons, c’est une relation qui se tisse. D’une certaine manière, peu importent les évènements. C’est la manière dont ils ont été vécus en Dieu qui importe. Ils font partie d’une histoire et c’est ainsi qu’ils y trouvent sens. C’est de cette manière que le peuple de Dieu relisait les péripéties de son histoire : comme une relation d’amour avec Dieu.

Entrons donc dans le temps de Dieu, ce temps long, ce temps de toute une vie. Notre existence à chacun est une histoire sainte. Si le Christ est dans ma vie, alors pour moi, le temps est accompli.

P. François Lainé


842 - du 10 février au 18 février 2018

L’aumônerie des Quinze-Vingts

L’aumônerie des 15/20 est une équipe de chrétiens qui donnent de leur temps pour aller à la rencontre des malades, de leur famille, mais également du personnel hospitalier, sans oublier la résidence qui regroupe près de 200 personnes, malvoyantes ou non voyantes.
Service d’Église, sa mission est d’apporter à ceux qui le souhaitent, quelles que soient les convictions religieuses de chacun, une présence, un accompagnement, une écoute, une espérance.

Comme toute équipe, elle se construit autour d’un projet commun dont le souci est de répondre au mieux aux demandes des malades et des résidents. Elle se retrouve régulièrement pour des moments de partage, de prière et de formation.
Selon ses charismes, sa disponibilité, chacun est appeler à y trouver sa place que cela soit :

En donnant un peu de son temps pour visiter les malades,
En participant à l’animation des messes de la résidence, aux temps de partage pendant l’Avent et le Carême.
En participant à l’accueil des personnes qui passent à la chapelle.
En participant à l’embellissement de la chapelle elle-même et des messes mensuelles qui y sont célébrées.
En participant à la rédaction de l’historique de la chapelle...

Alors si l’aventure vous tente, n’hésitez pas à nous rejoindre…
Nos coordonnées :
Hôpital des 15-20
28 rue de Charenton – 75012 Paris
Tel : 01 40 05 17 45 –
Portable : 07 86 90 09 02 -
Mail : aumonerie1520@gmail.com

Le bureau de l’aumônerie se situe dans le hall de la chapelle.

Une permanence y est assurée le mercredi de 14h à 16h, le jeudi de 9h à 18h et le samedi de 14h à 18h.

Brigitte Conchon –
Responsable de l’aumônerie

Feuille d’informations paroissiales

843 - du 3 février au 11 février 2018

Demandez le programme !

Dans l’évangile de ce dimanche (Mc 1,29-39), saint Marc nous décrit en quelques traits rapides le ministère de Jésus.
Jésus exerce un ministère de miséricorde : il guérit des malades en grand nombre, il libère ceux qui ne se possèdent plus, et il porte de village en village la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu.
Observons que tout Fils du Père qu’il est, Jésus se lève avant l’aube pour prier. Loin des foules et avant d’être harcelé par ceux qui ont besoin de lui, Jésus élève son âme vers le Père, il médite les Écritures qui parlent de lui, il contemple la gloire de Dieu et il intercède pour nous. Mais les hommes le cherchent : « Tout le monde te cherche » dit Simon Pierre. Tout le monde cherche le miséricordieux, tout le monde cherche celui qui sera vraiment capable de guérir et de sauver tous ceux qui étaient perdus, tout le monde cherche Dieu finalement. Car l’homme est seul en ce monde, très seul et il ne sait pas encore que Dieu lui-même s’est mis à sa recherche.
Mais Jésus déclare : « Allons ailleurs ! » car le temps presse et il se doit à sa mission. Pour lui pas de repos. Il travaille sans cesse. Tant qu’il y a des malades, des pauvres, des gens éprouvés et abattus, des désespérées ou des abandonnés, la Parole doit être proclamée, cette Parole qui guérit, qui rend courage, qui remet debout. La Parole des Béatitudes. Et Jésus, envoyé par le Père, parcourt toute la Galilée, qui symbolise toutes les nations.
Nous qui sommes le corps du Christ et prolongeons son action en ce temps qui est le nôtre, nous avons ici notre programme : prier le Père avant l’aube, aller vers ceux qui cherchent Dieu et ne s’arrêter jamais d’annoncer au monde la Bonne Nouvelle.

Père François SCHEFFER +

Feuille d’informations paroissiales

846 - du 13 au 21 janvier 2018

Quel regard sur les migrants ?

En cette 104ème journée mondiale du migrant et de l’émigré, voici quelques extraits du message du pape François pour la journée mondiale de la paix (1er janvier 2018) qui peuvent nous éclairer.

« Tous les éléments dont dispose la communauté internationale indiquent que les migrations globales continueront à caractériser notre avenir. Certains les considèrent comme une menace. Moi, au contraire, je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance, comme une occasion de construire un avenir de paix. La sagesse de la foi nourrit ce regard, capable de prendre conscience que nous appartenons tous à une unique famille, migrants et populations locales qui les accueillent, et tous ont le même droit de bénéficier des biens de la terre.[…]
En observant les migrants et les réfugiés, ce regard saura découvrir qu’ils n’arrivent pas les mains vides : ils apportent avec eux un élan de courage, leurs capacités, leurs énergies et leurs aspirations, sans compter les trésors de leurs cultures d’origine. De la sorte, ils enrichissent la vie des nations qui les accueillent. Ce regard saura aussi découvrir la créativité, la ténacité et l’esprit de sacrifice d’innombrables personnes, familles et communautés qui, dans tous les coins du monde, ouvrent leur porte et leur cœur à des migrants et à des réfugiés, même là où les ressources sont loin d’être abondantes.
Enfin, ce regard contemplatif saura guider le discernement des responsables du bien public, afin de pousser les politiques d’accueil jusqu’au maximum de la mesure compatible avec le bien réel de leur peuple. »

Dans l’évangile de ce dimanche, Jean Baptiste « pose son regard » sur Jésus, puis Jésus « pose son regard » sur Simon : ce terme désigne une façon particulière de regarder les personnes qui donne à voir l’invisible et qui inaugure une histoire sainte. Puissions-nous poser notre regard de la même façon sur les migrants de notre époque.

Et merci au « comité d’accueil des réfugiés » de notre paroisse qui nous aide à poser sur les migrants ce nouveau regard.

Père Christophe de Lussy


847 - du 6 janvier au 14 janvier 2018

Notre présent pour l’enfant

A chaque 1er janvier, on se demande : « que sera cette année ? ».
La question se pose au plan personnel : vais-je être en bonne santé, réaliser des projets, mais aussi comment vais-je faire pour devenir une personne meilleure, pour me défaire de certains travers, pour grandir en sagesse et en sainteté ? Vais-je me remettre en question, faire preuve d’audace, écouter les appels de Dieu ? Ce week-end, nous sont donnés en exemple les mages qui ont scruté le ciel et se sont mis en route pour finalement se prosterner devant le Christ. Quel bel itinéraire ! Quel beau programme pour une année !

La question se pose aussi au plan ecclésial. Nous recevons ce week-end un nouvel archevêque. Nous allons le porter dans la prière parce que nous savons que la tâche est lourde, ardue et délicate. Comme le Pape François qui demandait à la foule de prier pour lui au jour de son élection, Mgr Aupetit attend de nous un vrai soutien. Un père nous est donné et nous espérons qu’il conduira l’Église de Paris vers davantage de dynamisme, de foi, de profondeur, de générosité, de désir de faire connaître le Christ. Désormais, à chaque messe nous le confierons au Seigneur en citant son nom.

La question se pose enfin au plan paroissial. L’année sera marquée par le démarrage des travaux dans quelques jours. La vie paroissiale risque d’être profondément modifiée par le nouvel agencement des locaux. Il nous faudra faire preuve de patience, d’audace, d’imagination. Les « dîners découverte Alpha » décideront ils de nombreuses personnes à s’engager dans le Parcours Alpha qui commencera en octobre ? Arriverons-nous à mettre en place Hiver solidaire sur la paroisse ? Les familles seront-elles plus nombreuses à venir à la messe ? De nouvelles personnes se mettront elles en marche à la suite de l’étoile pour prendre leur part au dynamisme paroissial ?

Il est bon de commencer une année avec des questions. Que ce soit le présent que nous déposons devant l’enfant Jésus comme l’ont fait les mages.
Bonne année à tous.

P. François Lainé

Feuille d’informations paroissiales

848 - du 23 décembre 2017 au 5 janvier 2018

C’est pour nous que le Verbe s’est fait chair !!

C’est avec un soin tout particulier que saint Luc rédige cette page qui nous relate la scène tellement intime de la rencontre de Marie avec l’archange Gabriel. Après avoir à maintes reprises et de bien des manières parlé jadis aux hommes par la beauté de la création, par la diversité des religions, par la révélation à Abraham, à Moïse et aux prophètes, voilà que Dieu vient en personne. Il vient sans l’éclat du Sinaï pour rencontrer une seule personne, dans le secret de sa prière. Il vient solliciter son adhésion. Il vient pour l’habiter. Il vient pour se mettre à son école. Par elle, Marie, simple fille de Nazareth en Galilée, Il vient toucher la terre. Il vient en ce point précis, en ce lieu particulier, en cette minute unique entre toutes, pour inverser le cours du temps. Car à partir de cet instant, le compte à rebours commence de la remontée de l’homme vers Dieu. À l’origine, l’homme et la femme quittent le paradis. Ils s’éloignent inexorablement de Dieu. Ils entraînent avec eux toute l’humanité. Mais aujourd’hui grâce à Marie et par elle, un homme se met en route qui entraînera à sa suite toute l’humanité, non plus vers le sol d’où elle avait été tirée, mais vers le Royaume à la porte duquel le Père inconsolable depuis les origines attend le retour de son Fils ; Marie, bonne terre recevant la semence de la Parole de Dieu porte désormais en elle, en puissance, toute l’humanité nouvelle, celle qu’engendra son Fils pour une vie éternelle. Avec Marie, toute bouleversée nous ne cessons de contempler cette merveille qui nous a été donnée et que nul ne peut nous ravir.

Père François Scheffer +

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