Jadis, et peut-être encore aujourd’hui, pour un certain nombre de gens, le sacrement des malades a été compris comme un sacrement qui fait mourir ou qui accélère la mort. Pourtant c’est un sacrement qui donne la guérison aux malades : la guérison spirituelle et même corporelle parfois. Mais en aucun cas, il n’accélère la mort ! Voilà ce qu’en dit le Compendium du Catéchisme de l’Église Catholique , au n° 319 :
« Quels sont les effets du sacrement des malades ?
Le sacrement confère une grâce spéciale, qui unit plus intimement le malade à la Passion du Christ, pour son bien et pour le bien de toute l’Église. Elle lui apporte le réconfort, la paix, le courage et le pardon des péchés si le malade n’a pu se confesser. Le sacrement procure aussi parfois, si Dieu le veut, le rétablissement de la santé physique. De toute manière, l’onction des malades prépare au passage vers la Maison du Père. »
Cette dernière phrase aide à comprendre en quoi ce sacrement a pu être associé jadis au moment de la mort et être appelé « extrême onction ». Mais en réalité, bien souvent, cette onction a évité au malade de mourir et lui a permis de vivre encore plusieurs jours, mois, années ou décennies. « De toute manière – même guéri physiquement – l’onction des malades prépare au passage vers la Maison du Père », comme tous les autres sacrements qui nous rapprochent de Dieu.
Lors des conférences et échanges de ce mercredi (16h30 et 20h), nous tâcherons surtout d’approfondir la « grâce spéciale » de ce sacrement, sa grandeur et sa majesté : il « unit plus intimement le malade à la Passion du Christ, pour son bien et pour le bien de toute l’Église ». Car ce qui mesure la réussite de notre vie et son poids d’éternité, ce n’est pas la longueur des années mais l’amour.
Abbé Tanneguy VIELLARD
Feuille d’Informations Paroissiales