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ÉDITO
Le “christianisme culturel”, un bienfait ou un risque ?
Tel est le titre de la tribune de Jean Duchesne publiée le 27/01/26 sur le site Aleteia. Je la recommande dans son intégralité. Elle donne une clef de discernement fin dans le débat sur l'immigration, pris au niveau mondial, notamment aux États-Unis en ce moment.
Jean Duchesne écrit : « On s’interroge pourtant quand des personnalités qui assurent défendre l’héritage chrétien cautionnent, contre ce qu’enseigne le Magistère, le chauvinisme ou des réformes "sociétales". Et c’est encore plus gênant quand un dirigeant proclamé catholique fonde théologiquement la xénophobie.
Le débat public devient alors une affaire interne à l’Église, comme il y a un an, lorsqu’afin de justifier l’hostilité à l’immigration, le vice-président américain J.D. Vance a cité saint Thomas d’Aquin légitimant que l’amour des proches passe avant celui des autres. La référence est correcte, car ce devancement est naturel. Le "docteur angélique" le constate dans le sillage d’Aristote. Mais pour lui, c’est une antériorité et non une supériorité, car la charité, étant une "grâce qui n’abolit pas la nature, mais la perfectionne", incite à aller ensuite plus loin. Il n’y a donc pas conflit mais continuité entre le soin des plus proches et l’aide à d’autres qui en ont manifestement besoin. » Autrement dit, un chef d’État vraiment chrétien, s’il a le devoir légitime de discerner et de trouver les justes limites à l’immigration dans son pays, devrait néanmoins toujours exprimer le désir d’aller plus loin, de faire plus, dès que les conditions le permettront. Après ce que le Christ a fait pour nous sur la croix par charité, nous sommes redevables et « pressés » par la charité.
Dieu aime nos familles et nos patries et Il veut que nous les aimions. Toutefois, cet amour ne doit pas devenir idolâtrie de la nation. Il y a un discernement constant. Il nous faut chérir et protéger notre patrimoine civilisationnel chrétien mais pas au point de renier les principes spirituels évangéliques qui ont produit cette civilisation. La défense de l'immigré fait partie de l'Évangile : “J'étais un étranger, et vous m'avez accueilli” (Matthieu 25, 35). Paradoxalement, certains voudraient soi-disant protéger “l'héritage” chrétien en reniant ses principes spirituels. Si la civilisation chrétienne est un beau fruit de l’Évangile, elle n’est pas l'Évangile pour autant. Quand on oublie le Donateur à cause de ses dons, que risque-t-il de se passer ?... Eusèbe de Césarée (260-339), écrivant l'histoire de l'Église, se laissait fasciner par la protection accordée au christianisme par l'empereur Constantin : “Constantin et ses fils firent disparaître du monde la haine de Dieu”. Mais l'empire romain s'est écroulé, envahi par des barbares non chrétiens.
À ce propos, Jean Duchesne conclut sa tribune en montrant le vrai chemin du développement du christianisme, par une belle référence au saint patron de notre paroisse : « Et puis la meilleure résistance aux affadissements de la foi est spirituelle. Un parfait exemple en est saint Antoine le Grand : il fuit au désert pour ne pas s’enliser dans un christianisme "installé", puis il en revient pour ferrailler contre l’arianisme ; et il est le "père" du monachisme grâce auquel, selon les historiens, une civilisation a pu renaître peu à peu sur les ruines de l’Empire romain. » C'est l'authenticité de l'Évangile vécu par les moines qui a converti les barbares nordiques et non pas une bataille civilisationnelle.
Tout ceci étant dit, le “christianisme culturel” ne peut-il être un bienfait aussi ? Si. On le constate un peu partout en France, une part importante des catéchumènes viennent à la foi à travers une recherche identitaire et par la redécouverte de l’histoire et de la culture françaises, tellement imprégnées de foi chrétienne. Cette porte d’entrée vers la foi est pleinement légitime car le charnel et le spirituel sont pleinement mêlés. Les larmes des grands-parents chrétiens pour leurs petits-enfants non baptisés ont beaucoup de valeur aux yeux du Seigneur. Dieu se sert de tout pour se révéler et particulièrement de tous ces liens qui nous unissent. Le “christianisme culturel” n'est pas fait pour être une “coquille vide”, vidée de sa charité évangélique. Il demande donc un discernement constant.
Abbé Tanneguy Viellard
“La Paroisse Saint-Antoine a des allures de manoirs à l'extérieur avec sa tour et c'est un véritable bijou d'art moderne à l'intérieur avec une coupole en verre étonnante et des ferronneries tout le long. C'est un lieu aussi déroutant qu'esthétique !”
Magali Le Guennec
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