L’évangile de ce jour, nous invite à prendre notre place au banquet. Mais attention, non pas la place que nous pensons nous revenir de droit ; mais la place que l’on nous attribue sans la refuser, ni s’offusquer !
Cela me rappelle le propos d’un prêtre sur l’humilité : « l’humilité, c’est être à sa juste place, et juste à sa place. »
Malheureusement, sous prétexte d’humilité, des vies ont été brimées, voir détruites. Des personnes de qualité n’ont pas vécu parce qu’on leur a demandé de l’humilité dans leur vie, sans rien expliquer, sans rien y comprendre. Mais elles ont vécu la dépréciation à leur propre regard, comme au regard des autres.
Des directeurs de conscience, des pseudo-psy, ont rayé la personnalité intellectuelle, affective, spirituelle de l’un ou l’autre sans se soucier de l’état de santé psychologique de l’individu. Sous prétexte d’humilité, ils ont détruit l’image de Dieu qui rayonne en chacun au profit de l’idée qu’ils se faisaient de la personne qu’ils avaient en face d’eux.
Des individus, par une mauvaise compréhension de la notion d’humilité, se sont eux-mêmes diminués, dénigrés, avilis. Ils ont renié l’image de Dieu qui s’épanouissait en eux, au profit de l’image erronée qu’ils souhaiteraient avoir pour Dieu. Donc, une sorte d’orgueil, alors que nous cherchions l’humilité, allez comprendre…
Le site de la Conférence des Evêques de France, nous dit : « L’humilité est le « terrain » sur lequel les autres vertus prospèrent. L’humilité est une attitude de vérité à l’égard de Dieu, des autres et de soi-même, elle s’oppose à l’orgueil, à la suffisance, à l’arrogance. En nous appuyant sur la grâce de Dieu (1 Pierre 5,5) l’humilité nous conduit à l’amour et permet de conjuguer tous ensemble l’amour de Dieu, l’amour du prochain et l’amour de soi-même. L’évangile nous la présente comme la vertu fondamentale (Mt 11, 25 et 18,3) ».
Soyons humbles les uns et les autres, soyons dans l’accueil de ce que nous sommes, de ce que l’autre est. Soyons donc accueillants à l’amour de Dieu qui nous aime pour ce que nous sommes, et chacun de nous, pour ce que nous voudrions être devant Lui.
Ce peut-être une bonne décision pour une rentrée scolaire.
Abbé Stéphane Gravereau, curé.
Feuille d’Informations Paroissiales